
Accueil
Actualités
L'imagerie satellite, au cœur ...
L'imagerie satellite, au cœur du conseil Farmstar
Derrière chaque conseil de fertilisation Farmstar, il y a un point de départ commun : une image prise depuis l'espace. Zoom sur la technologie qui permet, chaque semaine, de transformer une photo satellite en recommandation agronomique.
Farmstar s'appuie sur la constellation de satellites d'observation de la Terre opérée par Airbus Defence and Space. Cette constellation combine deux technologies complémentaires :
- des satellites optiques, qui captent la réflectance des rayons solaires renvoyés par les cultures ;
- des satellites radar, capables de « voir » à travers les nuages, indépendamment des conditions météo.
Cette combinaison est la clé de voûte du service : elle garantit qu'une image exploitable pourra être produite au bon stade, même lors d'un printemps pluvieux ou nuageux, un point souvent critique en sortie d'hiver.
Les satellites d'observation défilent en orbite autour de la Terre et repassent au-dessus de chaque parcelle très régulièrement. Il ne leur faut que quelques minutes pour survoler l'ensemble du territoire français, et de nouvelles prises de vues sont disponibles pratiquement chaque jour sur une zone donnée.
Cette fréquence élevée est essentielle : elle permet de « rattraper » les fenêtres météo favorables (absence de nuages, de brume ou de neige) et de disposer d'une image récente au moment précis où la culture atteint le stade agronomique clé: tallage, épi 1 cm, 1-2 nœuds ou fin de montaison selon les cultures.
Une fois l'image acquise, la chaîne de traitement Farmstar, brevetée et développée conjointement par Airbus, Arvalis et Terres Inovia, analyse le signal renvoyé par le couvert végétal pour en déduire deux grandeurs biophysiques :
- la quantité de biomasse produite par la culture ;
- la quantité d'azote absorbé par la plante à un instant donné.
Ces indicateurs bruts n'ont, à eux seuls, aucune valeur agronomique directe. C'est leur croisement avec des modèles agronomiques, nourris par des milliers d'essais au champ menés chaque année par Arvalis et Terres Inovia, qui permet de convertir un signal satellite en diagnostic exploitable : dose totale d'azote à apporter, carte de modulation intra-parcellaire, estimation du risque de verse, ou date prévisionnelle des prochains stades.
Chaque image satellite traverse ainsi plusieurs étapes avant de devenir un conseil :
- correction atmosphérique
- calcul des indicateurs de biomasse et d'azote absorbé
- application des modèles agronomiques
- génération des cartes et fichiers de modulation compatibles avec les consoles d'épandage.
Un contrôle qualité rigoureux est réalisé à chaque étape, aussi bien chez Airbus que chez Arvalis et Terres Inovia, et les livrables finaux sont validés localement par les instituts techniques.
Résultat : une carte qui rend visible l'hétérogénéité intra-parcellaire, invisible à l'œil nu depuis la cabine du tracteur, et qui permet de moduler les apports d'azote à l'endroit exact où la culture en a besoin, plutôt que d'appliquer une dose uniforme sur l'ensemble de la parcelle.
Cette approche n'est pas nouvelle : elle est le fruit de plus de 25 ans de collaboration entre les instituts techniques agricoles français (Arvalis, Terres Inovia) et Airbus. Développé dans les années 1990, Farmstar est opérationnel sur blé depuis 2002, puis étendu au colza en 2003 et à l'orge d'hiver en 2005. Aujourd'hui, plus de 14 000 utilisateurs s'appuient sur cette combinaison unique d'imagerie satellite et de modèles agronomiques pour piloter leur fertilisation azotée, respecter la réglementation et optimiser leurs charges à l'hectare.